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Rôle des garrots en chirurgie des membres inférieurs

Paru dans le numéro N°304 - Mai 2021
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Rôle des garrots en chirurgie des membres inférieurs

Par Amir KHANAFER, Cécile BATAILLER, Elvire SERVIEN, Sébastien LUSTIG dans la catégorie COIN DE L'INTERNE
Service de chirurgie Orthopédique, CHU Lyon Croix Rousse, 103 Grande Rue de La Croix Rousse. 69004 Lyon

Historiquement, un garrot consistait en une sangle en tissu ou en cuir, qui était tordue avec une vis ou un autre outil pour la serrer. Il était principalement utilisé dans les situations où le risque vital était engagé (contrôle des hémorragies) et les amputations, en particulier en chirurgie de guerre.

Histoire

Historiquement, un garrot consistait en une sangle en tissu ou en cuir, qui était tordue avec une vis ou un autre outil pour la serrer. Il était principalement utilisé dans les situations où le risque vital était engagé (contrôle des hémorragies) et les amputations, en particulier en chirurgie de guerre.

En 1718, le premier dispositif de torsion mécanique est inventé par le chirurgien français Jean Louis Petit, qui le nomme « tourniquet » (qui dérive du mot français « tourner »). L’appareil se compose d’une sangle réglable en cuir, combinée à une vis en laiton, qui devait être tournée manuellement pour serrer la sangle [1].

Figure 1 : Premier garrot inventé par JL Petit, composé d’une sangle et d’une vis.

 

En 1864, le chirurgien anglais Joseph Lister était le premier à utiliser un garrot pour créer un champ chirurgical non-sanglant. Pour l’exsanguination, il recommandait l’élévation du membre pendant 4 minutes avant d’appliquer le garrot [1]. En 1873, le chirurgien allemand Johann von Esmarch met au point un bandage en caoutchouc pour l’exsanguination et l’utilisation en tant que garrot. L’appareil était considéré comme supérieur au dispositif à vis de Jean Louis Petit, car les bandages en tissu pouvaient se déchirer et la vis pouvait se desserrer. L’utilisation de...

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