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Reprise de prothèse de hanche par la technique « cement in cement ». Une stratégie peu diffusée en France

Paru dans le numéro N°287 - Octobre 2019
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Reprise de prothèse de hanche par la technique « cement in cement ». Une stratégie peu diffusée en France

Par Jean Matsoukis (1), Franck Dujardin (2), Mohammad Alsofyani (1, 3) dans la catégorie TECHNIQUE
(1). Hôpital Jacques Monod, 29 Av. Pierre Mendès France, 76290 Montivilliers, France - (2). CHU Charles-Nicolle, 1, rue de Germont, 76031 Rouen, France - (3). Centre Hospitalier Universitaire d’Hail - Royaume d’Arabie Saoudite / e-mail : [email protected]

La technique de reprise d’arthroplastie de hanche, dite « cement in cement », consiste en l’ablation d’un composant fémoral bien fixé dans son manteau de ciment, suivi du scellement d’une nouvelle tige dans le manteau de ciment initial.

Introduction

La technique de reprise d’arthroplastie de hanche, dite « cement in cement », consiste en l’ablation d’un composant fémoral bien fixé dans son manteau de ciment, suivi du scellement d’une nouvelle tige dans le manteau de ciment initial. Cette technique est rapide, relativement simple et permet de réduire les risques liés à la révision du pivot fémoral avec ablation du ciment. Cette stratégie chirurgicale est peu répandue en France, malgré la qualité des résultats publiés dans la littérature depuis de nombreuses années.

 

Analyse de la littérature

La technique opératoire a été rapportée pour la 1ère fois par Eftekhar(1), qui l’a décrite dans un livre en 1978 (« Principles of total hip arthroplasty »).

Les études expérimentales prouvent la qualité mécanique et la pérennité de la liaison entre le nouveau et l’ancien ciment. En 1978 Greenwald et al(2) réalise une étude expérimentale, montrant que la résistance mécanique du composite ciment/ciment atteint 94 % de celle du bloc d’un seul ciment. Cette résistance est diminuée si l’interface est altérée par du liquide ou des débris et si le ciment est mis en place après 3 minutes. Rosenstein et al(3) en 1992 a montré que l’interface ciment/ciment était plus résistante que l’interface ciment/os et également que dans un...

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