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Réhabilitation améliorée après arthroplasties de hanche et de genou - Comment rendre nos patients moins malades ?

Paru dans le numéro N°292 - Mars 2020
Article consulté 556 fois

Réhabilitation améliorée après arthroplasties de hanche et de genou - Comment rendre nos patients moins malades ?

Par Thibaut Libert(1), Tanguy Ferrant(2) , François Daubresse(3) dans la catégorie MISE AU POINT
(1). Département de chirurgie orthopédique, Université Catholique de Louvain, Cliniques Universitaires Saint-Luc, Bruxelles, Belgique - (2). Département d’anesthésie-réanimation, Centre Hospitalier Régional de Namur, Belgique - (3). Département de chirurgie orthopédique, Centre Hospitalier Régional de Namur, Belgique / [email protected]

Voilà plusieurs décennies que le volume d’arthroplasties de la hanche et du genou connaît un essor considérable. Cette croissance constitue un défi à relever pour nos sociétés, et pose plusieurs questions. Comment rationaliser les coûts ? Comment assurer la pérennité et l’accessibilité de ces soins de santé ?

Introduction

Voilà plusieurs décennies que le volume d’arthroplasties de la hanche et du genou connaît un essor considérable (Sloan et al. 2018, Culliford et al. 2015, Pilz et al. 2018, Pabinger et al. 2018). Cette croissance constitue un défi à relever pour nos sociétés, et pose plusieurs questions. Comment rationaliser les coûts ? Comment assurer la pérennité et l’accessibilité de ces soins de santé ?

Si le recours à la chirurgie devient de plus en plus fréquent, il ne faut pas oublier que celle-ci, par nature, constitue une véritable agression du corps du patient (Kehlet 1997). Elle entraîne un déséquilibre de l’homéostasie physiologique. Les principales conséquences se traduisent en un catabolisme accru et le développement d’une résistance à l’insuline (Carli 2015). Plusieurs facteurs ont été identifiés comme retardateurs de la récupération post-chirurgicale, tels : la douleur, la mise au repos du système digestif, l’hypoxie, la perturbation du sommeil et la fatigue, l’immobilisation, les sondes et drains de redon, et enfin les complications post-opératoires (Kehlet 1997).

Développé dans les années 90 par le Dr H. Kehlet, la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC) est un programme de soins global et multidisciplinaire. Ce programme vise à réduire la réponse au...

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