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Louis et Marie

Paru dans le numéro N°303 - Avril 2021
Article consulté 268 fois

Louis et Marie

Par Michel-Marc Gentilhomme dans la catégorie HISTOIRE

Les premiers mois de la guerre furent éprouvants. Les colonnes allemandes se sont jetées en direction de Paris, mais le courage des soldats français a permis de bloquer les assauts et stabiliser le front à bonne distance de la capitale. Les hommes, rapidement enterrés sur leurs positions devaient faire face au froid, à la boue, la vermine, de nouvelles armes, et, il faut l’admettre, à l’impréparation relative des chirurgiens, dont peu avaient connu «l’épreuve du feu».

Les premiers mois de la guerre furent éprouvants. Les colonnes allemandes se sont jetées en direction de Paris, mais le courage des soldats français a permis de bloquer les assauts et stabiliser le front à bonne distance de la capitale. Les hommes, rapidement enterrés sur leurs positions devaient faire face au froid, à la boue, la vermine, de nouvelles armes, et, il faut l’admettre, à l’impréparation relative des chirurgiens, dont peu avaient connu «l’épreuve du feu». Commandement, praticiens, nous n’étions pas prêts, vieille tradition française. Les troupes souffraient d’un équipement dépassé :  Un uniforme chatoyant sans protection efficace parfait pour ajuster le tir ennemi, l’absence de casque, refusé par l’état-major en 1911 (trop Allemand) Figure 1.

Figure 1. Fantassin du 27e régiment d’infanterie  en 1914 Tenue de campagne. Inv. : Ga 451 © Musée de l’Armée, RMN-GP.

 

Les sommités de la chirurgie de guerre recommandaient une conduite économe en exploration et en chirurgie secondaire.

Ainsi, dès 1914, Edmond Delorme, (Précis de chirurgie de guerre, Masson et Cie éditeurs, Paris) recommandait l’abstention devant les plaies par balle : C’est aujourd’hui « l’étroitesse de plus en plus grande des plaies dues au faible diamètre et à la forme de la balle, (…), leur très...

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