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Paru dans le numéro N°251 - Février 2016
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L’intérêt des cours pratiques dans la formation des chirurgiens au XXI ème siècle. Conférence pour le Xème anniversaire du Medical Training Center, kirchberg Luxembourg - 25 Septembre 2015

Par Alain C. Masquelet dans la catégorie PÉDAGOGIE
Hôpital Saint Antoine et UPMC – 75012 Paris

La formation du chirurgien est à l’ordre du jour en ce début déjà bien entamé du 21ème siècle. Je ferai, pour commencer, un bref retour dans le passé. Grosso modo jusqu’en 1980, prévalait une formation fondée en priorité sur la fréquentation de l’hôpital et surtout des blocs opératoires.

 

La formation du chirurgien est à l’ordre du jour en ce début déjà bien entamé du 21ème siècle. Je ferai, pour commencer, un bref retour dans le passé. Grosso modo jusqu’en 1980, prévalait une formation fondée en priorité sur la fréquentation de l’hôpital et surtout des blocs opératoires ; c’est au lit du patient et au sein de la salle d’opérations que se forgeait, peu à peu, par un long processus d’imbibition, la qualité de chirurgien. Ce processus portait le nom sans équivoque de « compagnonnage » désignant ainsi implicitement la chirurgie comme une discipline inscrite dans les artisanats, un « artisanat supérieur » comme aimait à le dire Jean Gosset. Mais le compagnonnage ne valait qu’en fonction de l’attention soutenue des maîtres, et devait éviter l’écueil d’une pédagogie fruste du contact et de l’osmose. Le choix des services, la désignation des affectations rendaient trop incertains l’obtention d’un niveau moyen exigible dans la formation, d’autant que l’évaluation des capacités de chacun à la fin de l’internat brillait par son absence. Dans les deux dernières décennies du 20ème siècle, trois conditions nouvelles, sous forme d’impératifs, virent rapidement le jour et firent apparaître la formation « sur le tas » comme obsolète.

- L’impératif économique d’abord, a...

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