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La traumatologie à l’hôpital du bagne

Paru dans le numéro N°311 - Février 2022
Article consulté 482 fois

La traumatologie à l’hôpital du bagne

Par Erick Butin, Ossama Eldewick dans la catégorie VOYAGE
Centre hospitalier de Saint-Laurent du Maroni Guyane / [email protected]

Le 20 décembre 2015, j'ai croisé pour la première fois Duvalteir Gomes ; Il était allongé sur un brancard du service des urgences et cherchait une source de lumière pour analyser la radiographie de sa jambe. Duvalteir Gomes était l'archétype du chercheur d'or brésilien, communément appellé en amérique du Sud garimpero, qui arpentait clandestinement la forêt guyanaise pour tenter d'en extraire un peu de poudre d'or pour sa survie.

Le 20 décembre 2015, j'ai croisé pour la première fois Duvalteir Gomes ; Il était allongé sur un brancard du service des urgences et cherchait une source de lumière pour analyser la radiographie de sa jambe. Duvalteir Gomes était l'archétype du chercheur d'or brésilien, communément appellé en amérique du Sud garimpero, qui arpentait clandestinement la forêt guyanaise pour tenter d'en extraire un peu de poudre d'or pour sa survie. Quand il m'a confirmé avec fierté sa profession de garimpero, j'ai vu quelques instants briller dans ses yeux le rêve de trouver LA pépite, celle qui lui permettrait de prendre une retraite dorée.

Trés vite, Duvalteir abandonna la mine enjouée de l'homme fier de son métier pour me montrer les dégâts de sa jambe gauche. Il enleva une claquette, dont le croisement des sangles arborait un petit drapeau du Brésil ordem et progresso. La jambe était aussi fine, que le reste du corps, et la radiographie ne  faisait  que confirmer les déformations visibles à l'oeil nu. Même avec la plus forte des motivations, il n'était pas possible pour un homme de s'appuyer sur une telle déformation. Duvalteir Gomes présentait une pseudarthrose septique du tibia multiopérée avec une fistule et une perte de  substance osseuse (photos n °1 et n°2).

Photo 1

 

Photo 2

 

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