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Étude biomécanique de la plaque plantaire

Paru dans le numéro N°252 - Mars 2016
Article consulté 1873 fois

Étude biomécanique de la plaque plantaire

Par C. Cazeau, S. Stiglitz, C. Piat dans la catégorie BIOMÉCANIQUE
Clinique Victor Hugo, 75116 Paris - www.pied-paris.fr

La plaque plantaire (PP) est une structure passive qui fait l’objet de peu d’études. Elle se trouve impliquée dans un environnement anatomique et dynamique complexe. Nous faisons donc appel à la biomécanique pour mieux en comprendre les atteintes pathologiques, et mieux choisir les principes de traitement.

Introduction

La plaque plantaire (PP) est une structure passive qui fait l’objet de peu d’études. Elle se trouve impliquée dans un environnement anatomique et dynamique complexe. Nous faisons donc appel à la biomécanique pour mieux en comprendre les atteintes pathologiques, et mieux choisir les principes de traitement.

 

La plaque plantaire chez les primates

La PP chez l’humain (fig. 1) représente une situation unique, que l’on ne retrouve chez aucun autre être vivant. L’avant-pied du genre Homo est en effet caractérisé par des articulations métatarso-phalangiennes (MTP) très mobiles, en particulier en extension, et des articulations tarso-métatarsiennes verrouillées, en particulier les 2° et 3° rayons. Cette conjonction de l’hyperextension des MTP avec la pression de l’appui plantaire est responsable de contraintes mécaniques importantes au niveau de la plaque plantaire du pied humain. Même au niveau des plaques palmaires humaines, les conditions mécaniques sont différentes, par absence d’hyperextension des métacarpophalangiennes, et par l’absence d’appui.

Figure 1 :  Homo ; enclavement de la base de M2 : verrouillage du médio-tarse et hypermobilité des MTP en extension spécifique.

 

Chez le singe (fig. 2) la flexion dorsale des MTP est impossible en raison de l’orientation...

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