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Controverse  autour du cobalt pour les prothèses articulaires

Paru dans le numéro N°313 - Avril 2022
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Controverse autour du cobalt pour les prothèses articulaires

Par Jean-Alain Epinette dans la catégorie TRIBUNE
Past-President of the European Hip Society – EHS 2018-2021 / Past-President de la Société Française Hanche et Genou – SFHG 2013-2015 / [email protected]

Certaines prothèses de hanche contiennent du métal et sont donc susceptibles, chez les patients après arthroplastie, de libérer des particules métalliques, en particulier du cobalt. Le cobalt peut être responsable d’une toxicité locale (métallose, réaction d’hypersensibilité, tumeur bénigne) ou systémique (cardiomyopathie, polycythémie, hypothyroïdie, troubles neurologiques).

Certaines prothèses de hanche contiennent du métal et sont donc susceptibles, chez les patients après arthroplastie, de libérer des particules métalliques, en particulier du cobalt. Le cobalt peut être responsable d’une toxicité locale (métallose, réaction d’hypersensibilité, tumeur bénigne) ou systémique (cardiomyopathie, polycythémie, hypothyroïdie, troubles neurologiques). La question d'une carcinogénicité potentielle pour les prothèses de hanche ou principalement de genou n'est pas nouvelle, puisque régulièrement évoquée depuis plus de 10 années dans les communications scientifiques, mais aussi dans la presse "grand public"…

Or différentes études au niveau international n'ont pas mis en évidence d'augmentation significative des cas de cancers chez des patients porteurs de prothèses articulaires. A l'exception de quelques travaux publiés [1-2], on peut se référer à une publication du British Medical Journal en 2012, permettant de conclure que "les patients avec prothèse de hanche métal sur métal ne présentent pas de risque accru de cancer, pas plus que la population générale, dans les 7 années qui suivent leur implantation [3]". En 2016, la réponse à la question "les prothèses de hanche au cobalt sont-elles dangereuses ?" publiée par le service de toxicologie de Liège,...

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