En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour la bonne gestion de votre compte et de vos abonnements.

PHILIPPE HARDY

Paru dans le numéro N°259 - Décembre 2016
Entretien consulté 596 fois

PHILIPPE HARDY

Philippe Hardy est chef de service à l’hôpital Ambroise Paré à Boulogne.
Après un internat Nancéen, il intègre pour "toujours" le service d’orthopédie de l’hôpital Ambroise Paré.
Il met à profit ses rencontres avec les pionniers de l’arthroscopie en France pour faire progressivement de son service la première école d’arthroscopie de l’APHP.
Son approche bienveillante et rigoureuse de la formation des internes font de lui un Maître bien aimé et respecté.

Comment se portent les hôpitaux de Paris ?

Vaste question ! En ce qui concerne mon hôpital et mon service, ils ne se portent pas trop mal.  Par contre je suis beaucoup plus inquiet sur l’avenir de la chirurgie en général et orthopédique en particulier à l’AP-HP. Nous n’arrivons pas à retenir les chirurgiens de valeur que nous avons formés pendant de longues années. Obtenir un poste temps plein, universitaire ou non, à l’AP-HP n’est plus le Graal de nos jeunes collègues.

Quelles sont à votre avis les raisons de cette désaffection ?

Elles sont multiples.  L’aspect financier n’est pas le plus important ; la cause principale est liée aux conditions de travail,  déplorables. Nos collaborateurs sont souvent stupéfaits lorsqu’ils découvrent celles du secteur privé, efficaces et valorisantes. Quand ils y ajoutent l’aspect financier leur choix est vite fait et sans regret, nous n’observons en effet aucun  retour à l’AP-HP.

Pourquoi les conditions de travail se sont- elles détériorées ?

Pour de multiples raisons. Nous n’avons pas assez défendu la chirurgie et nous sommes tous responsables. Au moment de l’instauration des pôles, nous aurions dû militer pour des pôles métier. L’AP-HP a favorisé les pôles thématiques, neuro-locomoteur ou autre, ce qui a dispersé les chirurgiens dans...

Contenu réservé aux abonnés

Abonnez-vous

Paru dans le numéro N°259 - Décembre 2016